"Les petits cons de la corniche. La bande. On ne sait les nommer autrement."
"Les petits cons", Sylvestre Opéra, le flic, s’en occupe. Non pas comme un flic banal le ferait. Il les épie. Il ne fait que ça avec sa longue vue. Il les épie. Pendant que l’écrivain les observe, le flic ferme sa grande gueule et charge les pages de sa présence protectrice.
La bande en profite. Provocations à répétition. Opéra embarque tout le monde au poste, mais "trois jours plus tard, plouf plouf, ça recommençait de plus belle".
Kerangal affine sa plume qui déjà avait fait ses preuves, notamment dans son troisième ouvrage, Ni fleurs ni couronnes, composé de deux nouvelles, deux brèves rencontres, deux voyages insulaires, un vrai régal.
C’est une langue qui a à voir avec la photographie, la poésie. Elle évoque la magie des mots, la musicalité de la phrase. "Les petits cons de la corniche", on les voit comme si on y était et on y est !
Maylis de Kerangal a publié corniche kennedy aux Éditions Verticales, 2008.


