Nouvelle-Orleans—Seattle : un trajet qui vaut le détour.
Dans le coffre de la Mustang, un cadavre, celui de Jack. Au volant de cette même Mustang, une jeune femme sans nom. L’itinéraire : « Je n’ai qu’à rouler vers le nord et l’ouest. Franchement, ça ne peut pas être plus simple ». Mais simple, rien ne le sera vraiment.
Trois jours de dérive d’un voyage vers l’inconnu.
C’est une course contre la montre dans laquelle nous entraîne la narratrice. Là vont se croiser et se décroiser des destins surprenants : « Petite Poule » en fera partie.
Dans son récit à la première personne, cette jeune femme nous révèle ses insomnies, sa folie, sa rage, ses doutes. Plus surprenant encore, elle n’en finira pas de contempler le cadavre dont elle veut se débarrasser…
Ici, le mythe de l’ouest sera finalement décapité.
Un inconnu démasqué.

Né dans l’Illinois, Jason Eric Miller a grandit dans le Colorado. À vingt ans, il suit les cours de creative writing de l’écrivain Jim Crumley. Il a aujourd’hui trente-sept ans, donne des cours d’écriture, a publié un recueil de nouvelles, Animal Rights and Pornography, et vient de sortir son premier roman en France, Décomposition [1], publié aux Éditions du Masque, 2008.
Interview de l’auteur par Hubert Artus de Rue89 :
H.A. : Le personnage principal de Décomposition lirait-elle… Décomposition ?
J.E.M. : J’aime cette question. Elle ne le lirait pas, à moins que Jack ne l’écrive… Alors, elle le lirait non pas pour les mêmes raisons que vous ou moi, mais uniquement pour mieux connaître Jack.


