Dans ce…, j’aurais aimé…
DORMIR. Dans cette bibliothèque, j’aurais aimé dormir avec autour de moi des tonnes et des tonnes de B.D tellement qu’il faudrait deux vies entières pour toutes les lire, j’aurais aussi aimé ne pas être dérangé. Après avoir lu ces livres j’aurais aimé pouvoir dormir.
Sur cette île déserte, j’aurais aimé dormir loin du bruit, sur la plage, sous la lune et les palmiers, après avoir bien mangé.
Sur ce nuage, j’aurais aimé tout simplement dormir profondément.
Étienne
Parfois la nuit, je reste éveillé et…
Parfois la nuit, je reste éveillé, mais il ne se passe rien d’intéressant à part le fait de soulager un besoin pressant.
Étienne

Dans ce…, j’aurais aimé…
Dans ce canapé, j’aurais aimé que cette télé s’arrête, effaçant de mon esprit ces aventuriers qui ne font rien. Il y aurait même pu avoir une coupure d’électricité m’éloignant de ces fous !
Dans cette sortie vélo, j’aurais aimé que le temps s’arrête, au lieu de durer cinq jours, elle en aurait duré dix.
Dans cette tente en Charente maritime, j’aurais aimé les réunions secrètes entre les deux tentes, même lorsque nous voyions la silhouette de Pierre qui ne nous a jamais surpris.
Dans la tente du jardin de mes grands-parents, j’aurais aimé que mes cousines ayant mis leur réveil à deux heures du matin pour envoyer un SMS ne le mettent pas, au moins personne ne se serait réveillé.
Manon
Parfois la nuit, je reste éveillée et…
Parfois la nuit, je reste éveillée et
Les yeux grand ouverts, chaque sens engourdi
Je me lève et soulagée,
Je lis.
Quoi ?
Je ne sais pas,
Toutefois,
Mes pas
Résonnent dans ce couloir,
Ce couloir lumineux,
Car, la lumière du couloir,
Illumine certes, mais est reine
De la nuit,
Dans sa scintillante traîne
Tel un étui.
Traverser ce couloir
Et se laisser choir
À nouveau,
Dans ce bateau,
Qui m’emporte,
Vers cette porte me conduisant
Et m’enduisant,
Avec merveille
De sommeil.
Manon


