Chicago, Michigan Avenue ou Lincoln Park, des vies s’exposent sur le bitume en verbe (le prédicateur), en musique (le musicien de jazz), en mouvement (l’homme qui exécute en gestes des rites taoïstes).
Puis au fil d’une écriture qui se déplie en longues phrases et vous aspire telle une spirale redoutable, l’auteur nous entraîne en Russie, en Pologne, en région bordelaise où le lecteur devient spectateur de la vie surprenante de différents personnages qui tout au long du récit apparaissent et disparaissent, se croisent ou ne se rencontrent jamais sans que l’on ait une quelconque emprise sur eux.
C’est un premier récit surprenant, au style établit, qui poursuit le lecteur bien après sa lecture tout en lui permettant de reconstruire le puzzle de ces différentes existences à sa propre convenance, de cheminer dans ces vies et de les faire circuler dans une réécriture de l’histoire tout en gardant leurs particularités.




