Au rythme du transsibérien, Anne imagine Clémence, la vieille modiste, qui l’attend assise sur son canapé rouge et anticipe les retrouvailles avec Gyl, un amour ancien, dont elle a perdu la trace sur les bords du lac Baïkal.
Commence alors dans la réalité de l’instant un voyage intérieur, une course vers un passé éteint, vide d’existence.
De son écriture rêveuse et délicate, Michèle Lesbre nous entraîne dans un magnifique voyage où se mêle passé, présent, songe et réalité. Elle nous conduit vers ce point mystérieux où "ça" bascule, où tout devient possible.
Un délicieux moment de lecture.

Le Canapé rouge, Michèle Lesbre, Sabine Wespieser éditeur, 2007.


