Le chien jaune
Un grand chien jaune traversa la rue. Puis plus rien. Juste une jeune femme vêtue d’un châle qui lui arrivait jusqu’aux pieds. Elle scrutait l’horizon, l’air de chercher quelque chose, où plutôt quelqu’un. Moi, j’étais cachée derrière un petit immeuble (2 km de haut, environ) et j’attendais. Le chien jaune, qui passait près d’un immeuble récent (fabriqué en 5020, environ), finit par s’approcher de moi, me renifla et … aboya.
"Presto, je te préviens, si avec des aboiements pareils ce n’est pas Jupièrée que tu as trouvé, c’est que tu m’as fait perdre mon temps, hurla la jeune femme à son chien."
Ses pas se rapprochèrent de moi. Je n’osais plus bouger. J’avais peur. Peur de cette jeune femme. Et puis, comment connaissait-elle mon prénom ? Qu’est-ce qu’elle me voulait ?
"Jupièrée, c’est toi ?"
J’attendais.
J’étais là depuis une dizaine de minutes quand je l’ai vue. De près, cette fois. Elle était belle, mais elle avait l’air triste. J’ai répondu :
« Oui, heu … comment est-ce que vous connaissez mon nom ? Pourquoi vous me cherchez ? Qui êtes-vous ? Que…
—Ne t’affole pas. Je m’appelle Mistak et tes parents m’envoient te chercher, car la guerre est finie.
—Vous…
—Tutoie-moi, m’a dit Mistak."
Grand silence. Il est vrai que depuis la 9e guerre intergalactique, mes parents m’avaient envoyée à Emingset, une ville qui n’a jamais connu la guerre. Depuis, je ne sais même pas s’ils sont vivants.
"Oui, m’a dit Mistac, je suis amie avec eux depuis que tu es bébé, mais ça m’étonnerait qu’ils t’aient parlé de moi, parce que…
—Parce que ?, je reprends.
—Bref, j’étais amie avec eux, voilà tout. Et je te rappelle que je dois te ramener à eux, car la guerre est terminée."
Cette histoire semblait louche. En plus, la guerre avait commencé il y a sept mois. Devrais-je faire confiance en Mistac ?
Margaux
Retrouvailles
Il s’était caché pour attendre. Il était grand avec le teint bronzé et une petite moustache enroulée. Il s’appelait Gino et faisait partie des services secrets italiens. Il se trouvait actuellement à Cytiville Town pour y rencontrer un mystérieux contact.
Il jeta un coup d’œil à sa montre à gousset. Il était presque midi, son mystérieux contact allait bientôt arriver.
Il était là depuis une dizaine de minutes quand il aperçut son contact. Il était petit, barbu et avait les oreilles décollées. Gino le reconnut tout de suite : c’était Mario, un de ses cousins éloignés :
« Mario !, s’exclama Gino.
— Gino !, s’exclama Mario. »
Ils discutèrent un moment puis Mario lui transmit l’information :
« Le pizzaïolo sera en retard, il a eu une crevaison. »
Non, non, il n’y a pas de message caché dans cette phrase. Le pizzaïolo arrivera bel et bien en retard et les membres des services secrets devront attendre avant de déguster une bonne pizza !

Étienne


